Reportage Rétromobile 2017 : Ferrari, Groupe B, James Bond…

Rétromobile 2017 - AfficheD’années en années, le salon Rétromobile s’agrandit, au point qu’il est désormais compliqué de tout voir en une journée, alors on va à l’essentiel. On se concentre sur les magnifiques autos présentées en commençant par Ferrari qui pour ses 70 ans a les honneurs de l’affiche, puis l’Aston Martin de James Bond, les Groupe B…
Rétromobile 2017 fait le plein de merveilles mais nous a aussi déçu sur certains points.

Rétromobile 2017 - Stand Ferrari - Ferrari 500 F2La passion a beau doper notre envie de tout voir, il faut bien avouer que nos capacités ont des limites et il faut se rendre à l’évidence, Rétromobile est trop grand pour en profiter pleinement sur une seule journée.
Cette année, la surface du salon s’étend à nouveau et gagne encore un hall, c’est bien, mais l’organisation est désordonnée et le manque d’unité se fait de plus en plus ressentir. Un exemple, Ferrari, marque vedette de l’édition 2017, se retrouve à la fois au cœur du hall principal pour les F1 et reclus au fin fond du hall n°3, à l’étage, pour la très belle collection des classiques. De ce fait Ferrari se fait presque discret alors que c’est la grande année des 70 ans de Ferrari.
Rétromobile 2017 - Stand Maserati - Maserati Tipo 420 M EldoradoIl est clair que la part belle est donnée aux grands constructeurs présents officiellement et qui étalent leurs luxueux stands pour présenter leur dernière création : pour Mercedes la Classe E coupé, Porsche la Panamera, Renault l’Alpine, Maserati la Quatroporte… Dans un air de Mondial de l’automobile, les constructeurs en oublieraient presque les voitures anciennes comme Porsche qui n’amène que trois anecdotiques 928.
Il faudrait sans doute équilibrer la taille des stands et certainement réserver le magnifique Hall n°1 aux seules voitures. Les halls annexes devraient regrouper les accessoires et les miniatures, parce que là aussi le manque d’unité, voire le fouillis, est pénible.
Rétromobile 2017 - Vue généraleBien évidemment lorsque Filrouge se rend à Rétromobile, du temps est consacré aux miniatures. Mais il est loin le temps où les exposants étaient regroupés par spécialité, il faut désormais courir dans tous les sens pour trouver les Dinky Toys par exemple, s’épuiser devant des vitrines remplies sans effort, se heurter à des professionnels qui pour la plupart ne le sont pas… résultat retour les mains vides.
Il fallait que ce soit dit et maintenant revenons au principal, l’automobile. Lorsque Ferrari fête 70 ans en 2017, on sait qu’on ne sera pas déçu. On connait déjà une partie du programme mais on est toujours dans l’attente de quelques surprises, et elles étaient bien là. Deux espaces d’exposition étaient consacré à la marque de Maranello, les formules 1 des années 1960 – 1970 et les Classiques. A côté, au gré des stands, quelques pépites étaient à découvrir, comme la Breadvan ou la F50.

Autre catégorie mise à l’honneur de ce Rétromobile 2017, les Groupe B. Pour les 30 ans de ce fameux épisode du rallye, l’exposition nous présente tous les acteurs de cette époque, il ne manque quasiment rien, peut être une 959 Paris Dakar, décidément l’année n’est pas Porsche. Mais ne gâchons pas le plaisir, la présentation est superbe.

A côté de ces deux poids lourds, beaucoup d’autres thèmes difficiles à hiérarchiser, retenons les F1 du stand Richard Mille, les Bugatti et Bentley de Lukas Huni AG, les Aston Martin, le stand Fiskens… De ces expos, deux voitures se détachent, l’Aston Martin DB5 de James Bond, l’originale du film Gold Finger, et la Bugatti 57S Atlantic de 1936, un des trois modèles existants, déjà vue à Rétromobile en 2011, voilà peut être les clous du salon.

Pour conclure, voici un aperçu des pépites, sur les stands précités et aussi au détour des allées ou à l’orée des barrières d’Artcurial. A cela s’ajoute comme tous les ans les artistes, les objets d’automobilia.

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2 réponses à Reportage Rétromobile 2017 : Ferrari, Groupe B, James Bond…

  1. Hervé Doruch dit :

    Bonjour, moi, Rétromobile, je n’y vais plus depuis 2011 ? Alors que précédemment, en fin d’année (Novembre) , je comptai les mois restants…Pourquoi ? Plusieurs raisons: il ne reste plus assez de jours..Trop de monde, qui est de moins en moins passionné. Et surtout ces maisons de ventes aux enchères, qui m’écoeurent au plus haut point, faire des enchères élevées, s’en mettre plein les poches, sans faire quoi que ce soit sur les voitures (ne pas se salir avec un aspirateur)…..Voila mon amertume. Cordialement Hervé

    • GUERIN Pierre-Olivier dit :

      Bonsoir à toutes et tous,

      Assez d’accord avec Hervé Doruch, pour l’avoir remarqué aussi l’année passée. Trop peu de passionnés avec lesquels mon père et moi échangions souvent, et une présence évidente des gros groupes de ventes aux enchères bien connus, mais aussi des enseignes comme « Classic Cars » qu’on connait pour voir leurs pubs dans les magazines spécialisés, etc. Coup de coeur quand même pour une oeuvre d’art, une Talbot Figoni-Falaschi ligne « goutte d’eau », et deux très belles Jaguar « Mark II 3,8 litre » en version Tour de France, sans les spats arrière, une belle Maserati Ghibli, de belles Austin Healey 3000 Mark III, (notre modèle préféré) et une sublime Austin Healey 100 version course, noire, de 1955 avec une ligne beaucoup plus pure. Deux très mignonnes MG Midget aussi, entre autres. Beaucoup de Ferrari, mais nous ne sommes pas amateurs.
      L’Aston Martin Zagato, que vous avez prise en photo, est aussi une merveille, je trouve.
      Dernier point – je sais que « le Fil Rouge Automobile » y est sensible – les miniatures Dinky-Toys. Nous y retrouvons tous les ans un vendeur chez qui nous achetons souvent, qui est fort sympathique. Etait-ce parce que nous sommes venus le dernier jour ? (pour moi c’est stratégique pour faire des affaires) Bref, nous avons constaté qu’il y a peu de choix, et c’est un peu dommage. Les modèles en état collection avec boîtes se raréfient, et il n’y a plus que des modèles relativement courants. Très peu de série 24, un peu plus de série 500, et quelques rares anglaises.
      Merci encore au « Fil Rouge » pour ce beau reportage, et les excellents articles sur les Dinky Toys ( celui sur la Dauphine, celui sur la 203 en particulier, en rappelant qu’il existe 24 variantes de la Peugeot, mais que les coloris rares deviennent introuvables, pour cette miniature vendue sans boîte individuelle ).
      Merci et bonne soirée à toutes et à tous !

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