Ferrari 250 TR 59/60 - Vainqueur des 24 Heures du Mans 1960 - Kit Starter

Une voiture, une miniature : Ferrari 250 Testa Rossa 1960

13 juin 2020
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Une voiture historique, célèbre ou simplement originale et sa reproduction en miniature… Ce mois-ci, la Ferrari 250 TestaRossa, vainqueur des 24 Heures du Mans 1960. Dans la hiérarchie des neuf victoires mancelles de Ferrari, celle de 1960 occupe une place essentielle puisqu’elle marque le début d’une domination qui aboutira à six victoires consécutives. Au 1/43ème, dans les années 1980, il fallait se tourner vers les artisans pour trouver une bonne reproduction, comme ici avec Starter.

Il y a 60 ans, les 24 Heures du Mans entraient dans une décennie qui n’allait connaitre que deux vainqueurs, Ferrari et Ford, et si l’on retient le combat entre les deux marques, c’est bien Ferrari qui a marqué en premier l’histoire avec une domination jamais vue jusque là.
Une voiture est au centre de cette domination, la Ferrari 250 Testa Rossa. On le sait, la famille 250 chez Ferrari est une lignée fabuleuse, donnant les meilleures GT et les voitures de sport les plus performantes. Sous l’appellation Testa Rossa, en référence à la couleur rouge des culasses, elle va dominer la catégorie reine des voitures de sport de 1958 à 1961, remportant la victoire aux 24 Heures du Mans en 1958, 1960 et 1961, ainsi que le titre de Champion du Monde des voitures de sport ces trois mêmes années.

La dernière des Ferrari de Sport à moteur avant

La Ferrari 250 Testa Rossa apparait en 1957. Enzo Ferrari, en stratège avisé, devance la nouvelle réglementation imposée par Commission Sportive Internationale qui limite la cylindrée des moteurs à 3 litres pour le Championnat du Monde 1958.
Développée par Scaglietti, la voiture présente des lignes novatrices caractérisées par des ailes avant très découpées ne couvrant que partiellement les roues. Le moteur est un V12 Colombo de 3 L issu de la Berlinette 250 GT et développe 300 ch.
L’année 1957 servira de mise au point pour la 250 TR, elle laissera les Ferrari 315S et 335S faire le travail pour remporter le titre mondial.
C’est en 1958 qu’a lieu la véritable entrée en lice et les résultats ne vont pas se faire attendre. Avec une carrosserie modifiée et plus conventionnelle que celle de 1957, la 250 TR va s’imposer sur quatre des six courses comptant pour le championnat du Monde, dont les 24 Heures du Mans.

En 1959, la Testa Rossa évolue surtout esthétiquement. La carrosserie plus compacte est maintenant dessinée par Pininfarina et construite par la Carrozzeria Fantuzzi, Scaglietti se concentrant sur les GT. On reconnaît aisément la version 59 avec le volant qui passe à droite et le bosselage des carburateurs qui est remplacé par une bulle en Plexiglas.
Mais contre toute attente, Ferrari va connaître de nombreux déboires, laissant Aston Martin gagner les 24 Heures du Mans et le Championnat 1959.

La Ferrari 250 TR59/60, châssis 0774TR, remporte deux victoires et le titre

1960 va permettre de remettre les pendules à l’heure avec une Testa Rossa pourtant presque identique. Le changement le plus visible concerne le pare-brise de 25 cm de haut qui répond à la nouvelle réglementation, une décision de la CSI unanimement critiquée, ce pare-brise est un non-sens aérodynamique et une gêne pour les pilotes. On reconnaît aussi la TR 60 avec la position de la goulotte de remplissage d’essence placée sur le carénage de l’appui-tête.
La saison ne va pas être un long fleuve tranquille pour la Scuderia puisqu’avec une seule victoire aux 1000 kilomètres de Buenos Aires, c’est Porsche qui est en tête du Championnat avant la dernière épreuve, les 24 Heures du Mans.
Ferrari doit gagner !

Pour ces 24 Heures 1960, le danger ne vient pas de Porsche mais de Maserati et Aston Martin qui, en cas de victoire, priveraient Ferrari des points nécessaires dans la course au titre.
Quatre 250 TR officielles sont engagées. Elles sont dotées de boites 6 vitesses et d’un échappement court débouchant devant les roues arrières. Une cinquième Ferrari, une TR59, est engagée par le NART.
Très vite, Ferrari va dominer la course, affirmant sa supériorité sur les concurrents, mais dès la 3ème heure, deux Ferrari tombent en panne d’essence, puis une troisième abandonne à son tour sur panne de boite de vitesse.
Fort heureusement, deux Ferrari conservent la tête jusqu’à l’arrivée, la n°11 des belges Olivier Gendebien et Paul Frère remportant la victoire en couvrant 313 tours et 4217,52 km. Elle devance la 250 TR du NART et une Aston Martin.

Ferrari 250 TR 59/60 – Vainqueur des 24 Heures du Mans 1960

La Ferrari 250 TR59/60 vainqueur du Mans porte le numéro de châssis 0774TR, c’est cette même voiture qui a remporté les 1000 Kilomètres de Buenos Aires, cumulant ainsi les deux victoires de la saison et permettant à Ferrari de remporter le Championnat du Monde devant Porsche, qui finit ex æquo mais est classé 2ème avec une seule victoire.
Il faut signaler une controverse sur le numéro de châssis de la vainqueur du Mans, sur des documents anciens le n°0772 est parfois cité. Mais cette dernière, inscrite aux 24 Heures, a été accidentée à la Targa Florio en mai 1960, et a donc été remplacée par la 0774.

Un modèle incontournable en miniature

La Ferrari 250 TR60 est une voiture qui pointe dans de nombreuses collections : Ferrari, Vainqueurs du Mans, Champions du monde, pilotes Belges, etc. Cette voiture est incontournable et on peut s’étonner qu’elle ait été assez peu reproduite en miniature.

Quelques explications sur cette relative rareté, tout d’abord la 250 Testa Rossa n’a pas séduit les marques de jouet à la fin des années 50, la faute sans doute à une ligne déjà vue ainsi qu’à la fin d’une génération. Solido venait de commercialiser une 500 TRC proche en silhouette, Dinky Toys et les autres avaient un catalogue contenant suffisamment de stars des années 50.
Il va falloir attendre les années 70/80 avec l’arrivée des artisans, comme John Day qui va proposer un kit, puis Starter qui va permettre aux collectionneurs de réaliser la plupart des modèles anciens majeurs. Les industriels dédiés à la collection vont également s’intéresser à l’histoire de l’automobile, Brumm proposera la Ferrari 250 TR60, mais ce modèle est vraiment raté (ligne et pare-brise), les versions de 57/58 réalisées par Progetto K seront bien meilleures mais il manque la TR60.
Enfin les années 2000 vont connaitre une nouvelle vague de reproductions, le modèle IXO est intéressant.

Le modèle que nous présentons est celui réalisé par Starter et commercialisé vers 1985. Rappelons que Starter est une marque avec un catalogue contenant plus de 1500 références, elle a fait le bonheur des modélistes dans les années 80 et 90. Elle a disparu au début des années 2000 après son rachat par Provence-Moulage.

Il s’agit d’un kit en résine portant la référence FER067. Assez simple à monter pour un amateur, la voiture est à la fois fidèle et bien détaillée. Les pièces photo-découpées, les roues fil, le poste de pilotage détaillé et la décoration juste contribuent largement au réalisme du modèle. Après 35 ans en vitrine, elle a encore une belle allure, comme quoi, les kits montés résistent bien au temps.
On trouve assez facilement les modèles industriels, plus difficilement les kits, surtout montés correctement. Pour ces derniers, il faut compter entre 60 et 80€.

  1. La nouvelle présentation du Fil Rouge Automobile est grandement appréciable sur ces magnifiques photos !!!

    Bravo, les concepteurs ….

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